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Pic : prise par moi




Prologue

Allie Sander, une fille qui n'a plus confiance en personne. Elle qui vivait une vie trop parfaite, voit son monde s'écrouler lorsque son père se fait arrêter et qu'elle déménage dans une nouvelle ville avec une nouvelle famille. Elle y fait la rencontre d'Ethan Smith, le garçon le plus beau et le plus mystérieux qui lui
fût donner de voir. Elle sait qu'elle l'a déjà vue, mais où?

Oublier vampire, loup-garou, fantôme et même extraterestre... la seule chose est qu'il n'est pas humain.


-oOo-

Entrez dans le monde d'Allie Sander, une fille ordinaire comme vous et moi, mais qui a la chance de vivre une histoire extraordinaire.

# Posted on Monday, 25 May 2009 at 7:35 PM

Edited on Saturday, 11 July 2009 at 9:10 AM

Les personnages

Les personnages
Pic: prise par moi


Cette histoire a totalement été imaginée par moi, je voulais une fille à problème dans laquelle on pourrait lire ses plus profondes pensées : ses envies, ses haines, ses amours, ses excès... Je voulais quelque chose qui ne se vit pas, une histoire se balaçant entre amour et déchirement, sans toutefois oublier les petites choses de la vie.




Les personnages


Allie Sander has Blake Lively
Derek Marshall has Teddy Geiger
Marc Marshall hasHayden Christensen
Ethan Smith has Robert Pattinson
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# Posted on Friday, 29 May 2009 at 6:47 PM

Edited on Sunday, 19 July 2009 at 10:53 AM

Chapitre 1

Chapitre 1
Pic: prise sur google ; modifier par moi


Je n'avais plus qu'une envie, sautée en bas de la voiture. Je n'arrivais toujours pas à comprendre la suite d'événements qui m'avait conduite jusqu'ici. Pourtant, j'étais là.



-oOo-




Je vivais à Nashville depuis ma naissance et j'avais toujours vécu dans une forme de luxe, bref, j'étais une gosse de riches, groupe social auquel je croyais appartenir autrefois. Je menais une vie parfaite, sans anicroche. Je sortais avec le garçon le plus populaire de mon école qui était âgé d'un an de plus que moi. C'était le parfait joueur de football, avec les cheveux bruns, la gueule d'ange, les yeux bleus et le grain de beauté divinement posé sur le recoin gauche de sa bouche. J'en bavais toujours. J'avais mes amis attitrés, je faisais partie du groupe le plus important de mon école. J'avais tout ce que je désirais : vêtements griffés, voiture, argent, popularité et pouvoir.

Vous voyez le genre de fille... et bien c'était pire.

Je ne m'étais jamais posé de question sur la manière dont mon père gagnait autant d'argent. Je me disais qu'être un avocat devait être très payant. Ma mère avait cessé de travailler et passaient ces journées chez la coiffeuse ou au salon de bronzage, donc je me disais que si elle ne se demandait pas la nature de l'argent qui nous brûlait les doigts, je devais faire de même.

Je me souviens de cela comme si tout s'était passé hier. On m'appelait pendant mon cours d'histoire. Je marchais normalement, saluant mes amis qui traînaient dans les couloirs et j'allais jusqu'au secrétariat où on m'avait demandée. C'est alors que deux policiers en uniformes m'interceptèrent. Pendant un bref moment, je crus qu'on avait trouvé de la drogue dans mon casier. J'aurais tant voulu après avoir appris ce qui s'est passé.

— Allie Sander, c'est bien ça ? me demanda un policier à la peau foncée et au crâne dégarni.
Euh... oui, c'est moi, répondis-je de plus en plus inquiète.
Vos parents ont été arrêtés, ils sont au poste sous interrogatoire.

Je pensais que ce genre de truc ne se passait que dans les films, erreur monumentale.

— Quoi ? Mais de quoi sont-ils responsables ? M'énervais-je.
Veuillez, nous suivre nous vous expliquerons, tout en route.

Les deux policiers m'escortèrent jusqu'à la voiture de patrouille stationnée devant les grandes portes vitrées du secrétariat. Un coup d'½il en arrière et je m'aperçus que tout le personnel de l'école était sorti pour me regarder ainsi que quelques élèves ayant été expulsés. Je m'éloignais, gagnée de plus en plus par la honte, toute l'école allait savoir cela demain.

Mon père avait cherché à s'enrichir encore plus, le métier d'avocat n'était pas assez payant à son goût. Il avait trempé dans des affaires de drogue et s'était fait pincé. En effet, il était sous surveillance depuis déjà quelques semaines. Les services judiciaires avaient écouté les appels téléphoniques de mon père et l'avaient suivi lors de ses déplacements. Tout cela pour quoi ? Pour découvrir que mon géniteur avait investi l'argent de ses clients sans qu'eux-mêmes ne le sachent. Résultat : Nous étions endettés de plusieurs centaines de milliers de dollars.

Après une nuit d'interrogatoire, mon expiation fut terminée, ma mère avait été disculpée et mon père avait été condamné à la prison pour une durée encore indéterminée.

Déjà cela, c'en était trop pour moi. Il fallait en plus que nous vendions notre grosse baraque pour emménager dans un logement tout décrépit, payé par le gouvernement. Je détestais mon père et ma mère partageait ce sentiment. Après quelques semaines à affronter la dure réalité, ma mère et moi décidâmes de mettre les pendules à l'heure avec celui que j'appelais mon père. Nous allâmes à la prison avec la ferme intention de ne plus jamais y mettre les pieds. Du moins, pas pour lui. Je restais restée cachée à écouter la discussion que ma mère avait avec mon père. Je n'aurais jamais dû faire ça. Je le regrette encore aujourd'hui.

— Je ne veux plus jamais te revoir, t'entends ? Ragea-t-elle.
— Chérie, tout ce que j'ai fait c'est pour vous, lança-t-il en pleurant.
— Ça n'a pas aidé, s'insurgea-t-elle. Et là, je fais quoi moi ? Pas d'argent avec Allie. Tu nous as abandonnés salaud, ta fille et moi.
— Nicky,
l'implora-t-il.
Tu n'existes plus pour moi.

Il prit une grande inspiration.

— Je veux parler à Allie. Où est-elle ?

Il criait mon prénom, résonnant dans les couloirs vides du poste de police. Je m'avançais lentement pour m'asseoir devant la vitre qui nous séparait. Ma mère quitta l'établissement en me disant qu'elle m'attendait dans la voiture. Elle en avait fini, de lui... restait plus que moi.

— Ma puce, tu sais toi que c'était pour ton bien que papa a fait ça, hein ?

Il essayait de m'amadouer.

— Pour mon bien !!! Je suis devenue la bête noire de mon école. On est pauvre papa.
— Je suis si désolé ma belle.
— C'est avant que tu aurais dû l'être t'aurais pu penser à nous, à notre sécurité.
— Pardonne-moi !


À mon tour de prendre une grosse expiration. Ce que j'allais lui dire n'allait pas être facile.

— Tu es mort pour moi, terminais-je.

Je me levais pour partir et là, il dérapa. Il tapait sur la vitre et me criait dessus. Il m'implorait de rester et de lui pardonner. Je quittai sans me retourner.

C'est le lendemain que je réalisais la portée de mes mots « Tu es mort pour moi ! » Ma mère entra dans ma chambre en sanglots et se coucha sur mes cuisses. Je déposai le livre que je lisais sur la table de chevet.

— Quoi ?
— C'est ton père, il... il,
elle recommença à pleurer, mais se reprit aussitôt. Il s'est pendu cette nuit.

J'étais sous le choc, je caressais nerveusement les cheveux de ma mère. Elle pleurait toujours, mais moi j'étais incapable de faire quoi que ce soit. Après de longues minutes de silence, je me levai pour aller me chercher un verre d'eau. Je sentais les yeux de ma mère vriller dans mon dos, tandis que je me dirigeais à la cuisine. J'avais terriblement besoin de boire, je voulais dire quelque chose, n'importe quoi, mais l'émotion avait asséché ma gorge.

Je ne sus pas comment j'avais fait cela, mais le verre se brisa entre mes doigts. Ma main saignait, mais curieusement je n'avais pas mal, c'était mon c½ur qui était blessé.

— Que se passe-t-il ? Demanda ma mère accourant à la cuisine.
— Rien. Je suis trop fâchée et j'ai passé mes nerfs sur ce verre.
— Tu saignes !

Elle passa ma main à l'eau et je commençai à pleurer.

À l'école, c'était l'enfer. Tous les élèves avaient appris la grande nouvelle.

Le père d'Allie avait été impliqué pour trafique de drogue et maintenant elle et sa mère était pauvres. Son père était en prison, mais il s'est pendu.

Ça faisait la une des journaux.

J'avais perdu tous mes amis. Moi qui pensais qu'ils m'épauleraient, que c'était à la vie à la mort entre nous, sur ce coup-là, j'avais eu tort. En plus mon petit ami, était de plus en plus distant avec moi, sous peine d'être lui aussi la cible des moqueries sur moi. Les étudiants regardaient ma main qui était enrubannée dans un pansement, je savais ce qu'ils se disaient « Elle a fait une tentative de suicide, mais elle s'est ratée, elle n'est même pas capable de s'ouvrir les veines ! » Ce n'était pas l'envie qui me manquait, je dois, avouer, mais je devais rester en vie pour ma mère, car si je tombais, elle allait me suivre. J'arrivais à ma case pour prendre mes choses pour le premier cours du matin et sur celle-ci il y avait un mot.

« Nous deux, c'est fini. »


À ce moment-là, tout chamboula. Tous les élèves riaient autour de moi, tandis que je pleurais. La pièce semblait tourner et tout devint flou. Des étudiants me lançaient des répliques sanglantes, mais je ne les écoutais pas. Tout ce que je voyais c'était mon ex-petit ami, embrasser ma meilleure amie à l'autre bout du couloir.

Je sombrais encore plus dans la dépression. Ma mère ne savait plus quoi faire pour me redonner le sourire et elle désespérait. J'étais devenue un zombie. Je me levais péniblement de mon lit le matin, allais en cours et revenais le soir pour m'y recoucher. J'avais acquis cette routine depuis plusieurs semaines déjà lorsqu'on m'appela dans mon cours de math.

Je fuyais déjà le secrétariat. La dernière fois que j'y avais été, ma vie avait été gâchée. Et à ce moment-là, j'eus un mauvais pressentiment. Mes craintes s'affirmèrent, lorsque je vue ma mère en sanglots, escortée par trois hommes et une femme. On m'invita à m'asseoir.

— Allie, nous sommes désolés de t'infliger cela, mais ta mère ne peut plus prendre soin de toi. Elle n'a plus les moyens pour te faire vivre et elle est désespérée face à ton malheur, me dit une femme en tailleur gris.
— Désolée chérie, dit-elle entre deux sanglots.
— Je ne comprends pas ?
— Nous allons prendre soin de toi et te trouver une nouvelle famille. Tu auras la chance de vivre une nouvelle vie.

Je n'arrivais pas à comprendre l'absurdité de ce que la femme venait de me dire. Quelle chance ?

— Tu... tu m'abandonnes, dis-je à ma mère la voix tremblotante.
— Je veux que tu sois heureuse.
— Heureuse ?!?


Je me levai et tentai de m'enfuir, mais un des trois hommes, certainement celui qui était assis à côté de la porte, me rattrapa. Trop vite, les deux autres types se levèrent pour m'immobiliser.

— Je ne veux pas ! Je ne veux pas être orpheline. Maman, je ferais tout ce que tu veux, mais ne me quitte pas. Je vais travailler, vendre toutes mes choses. Je t'en supplie, je t'aime moi ! Criais-je.
— Je t'aime aussi, mais ma décision est prise. Je ne veux que ton bonheur.
— Non !
Hurlais-je.

Je me débattais comme une forcenée. On fit sortir ma mère de la pièce. C'était la dernière fois que je la voyais. Elle ne se retourna même pas une ultime fois pour me regarder ou me dire un, je t'aime, malgré mes supplications. Je sus à ce moment-là, qu'elle ne m'aimait pas, qu'elle m'avait déjà oubliée. Ensuite, on me fit monter de force dans une camionnette.

Je savais pertinemment où cette fichue fourgonnette m'emmenait. J'avais déjà vu quelques personnes ayant mon âge qui venait de l'orphelinat. Certains, d'entre eux, avaient la permission de fréquenter mon école. Ils faisaient tous peurs, avec leurs vieux vêtements et leurs odeurs infectes, mes amis et moi prenions un malin plaisir à les rabaisser. Maintenant, j'éprouvais de la pitié pour eux et j'espérais qu'ils comprendraient ma douleur.

Cela faisait trois mois que j'étais là-bas. Trois longs et interminables mois. J'avais clairement montré à tout le monde de cet orphelinat maudit, que je ne voulais pas de leur aide, que tout ce que je voulais c'était trois repas par jour et la paix. Personne ne me parlait et c'était tant mieux. On me jugeait comme étant une folle, rôle que je m'attribuais moi-même. Je n'avais plus aucun espoir de sortir de cette prison avant mes dix-huit ans.



-oOo-




— Tu vas voir, les Marshall sont très sympas.
— ...
— Allie, j'ai fait de mon mieux pour te trouver la meilleure famille qui soit. Ne fais pas la gamine, s'offusqua mon agente sociale.
— Tout ce que je veux c'est retourné cinq mois en arrière.
— Mais ça ne se réalisera pas. Une nouvelle vie s'offre à toi, saisie, là !

J'abaissais le bouton qui déverrouillait ma portière.

— Qu'est-ce que tu fais ? Me demanda Debbie, ma machiavélique « gardienne » comme je m'amusais souvent à la nommée.
— Tu sais, tu as peut-être fait des études dans la psychologie et tout, mais en ce moment tout ce que tu me donnes envie, c'est de sauter en bas de la voiture.
— Allie !
— Ne prétends pas me connaître, dis-je en retournant à la contemplation du paysage automnale.

Après un moment en silence, elle se gara devant une maison de riche. Pff ! J'avais déjà vu mieux (comme ma maison d'antan par exemple.) C'était une maison très ancienne en bois blanc munie d'un immense porche. Le genre de grosse demeure ancienne qui abrite une famille qui va tellement m'éc½urer avec leurs bonnes manières. J'en frissonnais déjà.

— Tu viens, Allie? Me demanda Debbie qui était déjà sortie de la voiture.
— Non, je préfère attendre ici, mais vas-y et prend ton temps surtout, dis-je jouant les indifférentes.
— Sors tout de suite de cette voiture, ils t'attendent, me dit mon assistante sociale en ouvrant ma portière.
— Je m'en fou, ce n'est pas ma famille.

Elle me prit par la main et m'extirpa de l'auto avec force, tellement que je m'en étonnais vu sa taille menue. Je ne bronchais pas, car je ne voulais pas paraître encore plus pour une folle devant ma nouvelle «famille».



-oOo-



Premier chapitre d'une longue série. J'espère que ça vous a plût et qu'il vous a mis l'eau à la bouche. Si vous pouviez laisser votre avis ça me ferait plaisir.

**Regardez la traduction de la chanson que je vous ais mise en début de chapitre...

# Posted on Saturday, 11 July 2009 at 8:48 AM

Edited on Sunday, 19 July 2009 at 10:54 AM

Informations

Informations
Pic ; prise par moi


Bonjour,
Je fais cette article pour vous informez sur mon blog. Les photos que j'y met sont prises ou modifiées par moi. Je suis une photographe à mes heures et je voudrais que vous respectez mes oeuvres en ne les exposants pas sur votre blog. À chaque chapitre, je met un lien sur une chanson sur laquelle je me suis inspiré pour écrire, qu'elle me fait penser au chapitre ou que j'aime bien. Vous pouvez cliquer dessus pour l'écouter.



Mon autre blog fiction : Bella-and-Edward-story
Ma correctrice : Ses blog fiction ; The-Cullen-Familyy

# Posted on Sunday, 12 July 2009 at 4:56 PM

Edited on Saturday, 05 September 2009 at 9:24 AM

chapitre 2

chapitre 2
Pic : Prise par moi



Une dame nous fit entrer dans un hall décoré avec soin. L'intérieur de la maison était très stylé et les pièces étaient à aire ouverte. Les murs étaient d'un ivoire sobre et élégant, ressemblant beaucoup à mon ancienne maison. Dans la pièce où nous étions, il y avait un grand escalier en bois menant à la corniche où se trouvaient les chambres.

J'avais devant moi un couple et deux enfants, deux ados de mon âge. La famille parfaite, quoi ! Le pire dans tout ça, c'est que ces ados, ils étaient du sexe opposé, mon enfer personnel. Dans le couple, on voyait clairement que c'était la femme qui tirait les rênes. Mon assistante sociale me laissa aux bons soins de cette famille bien plus vite que je ne l'aurais voulue, je les détestais déjà. J'userais de mes bonnes manières, pour obtenir la permission de sortir tard le soir et aussi pour utiliser leur voiture, le tout au plus vite.

— Bonjour, je suis Angie et voici mon mari Richard ainsi que mes deux enfants Marc et Derek.

La famille semblait normale, certes un peu trop parfaite à mon goût, mais normale. La femme qui venait de me parler était souriante. Ses cheveux blancs qu'elle cachait avec des teintures dans les bruns chocolat, longeaient ses épaules. Son mari, Richard, était pas mal, pour un homme dans la cinquantaine. Des cheveux bruns ondulés et de beaux grands yeux bleus. Il était mince et avait l'air de maintenir la forme, ce qui était étonnant pour un type de son âge. Puis vient le tour des deux adolescents. Ils étaient tous les deux très beaux à leur façon. Celui, que l'on m'avait présenté comme étant Marc, semblait être un gars populaire, de ceux que je fréquentais il y a de cela trop longtemps. Grand, cheveux foncés, des pectoraux parfaits. Il me rappelait mon ex-petit ami. Son frère, plus petit, avait de longs cheveux noirs, lui arrivant en dessous des oreilles. Un marginal, sans aucun doute. Je l'imaginais dans un groupe rock. Il avait des yeux bleus perçants et un visage d'enfant amusant.

Lorsque j'aurai atteint ma majorité, dans six mois, je les laisserai tous en plan. Pour l'instant, j'allais jouer la gentille fille, mais, indifférente.

— Viens, on va te montrer ta chambre. J'espère que tu aimes le bleu Allie ? Me demanda Angie qui montait déjà les escaliers.
— Appelez-moi Li, s'il vous plaît, lançais-je d'une voix neutre. J'aime le bleu, oui

Un ténor plaintif résonna derrière moi dans les escaliers.

— Elle est là depuis quinze minutes à peine et elle fait déjà sa loi.
— Marc ! S'insurgea sa mère en se retournant.

Je ne pus m'empêcher de fixer ledit Marc droit dans les yeux. Le grand brun me défiait d'un regard hautain. Il voulait me faire comprendre que c'était son territoire et que je n'avais pas intérêt à prendre trop de place. Je lui adressais mon coup d'½il le plus méprisant, ceux que j'avais pris l'habitude de faire à ceux que je détestais à mon école secondaire. Tu peux te la garder ta mère, me disais-je. Ta place de favori au sein de la famille. Je ne t'enlèverais pas ça, tu peux en être sûr. Téteux.

Ils me laissèrent m'installer dans mon nouveau chez moi, à mon plus grand bonheur. La grande chambre était unisexe. Je l'aimais beaucoup, elle était devenue mon seul refuge. Les murs étaient bleu pâle et le tissu de mon couvre-lit et du sofa à deux places était blanc cassé. J'avais installé mes produits sur mes tablettes et mes affiches sur le mur du fond pour personnaliser l'endroit. Une chose de bonne était que je n'avais pas à partager ma salle de bains avec les autres membres de la famille – surtout les deux garçons. J'aimais ma nouvelle chambre, elle était douillette (bien différente des lits de camp que nous partagions en famille d'accueille) et j'avais une petite terrasse où je pouvais rêvasser. Les journées de pluie, je pouvais m'asseoir sur le banc de la grande baie vitrée. Bref, j'avais souhaité avoir une chambre comme ça que dans mes rêves, c'était trop parfait. Ça m'éc½urait un peu.

Néanmoins, j'étais contente qu'aucun membre de la famille ne soit venu me voir. Car je désirais être seule, à ruminer ma colère.



-oOo-



J'étais couchée sur le sofa en lisant une revue tout en écoutant mon iPod, lorsqu'on toqua à ma porte. Après un long soupir, je pus répondre :

— Entrez !

Derek s'avança dans la chambre, il me demanda la permission de s'asseoir à côté de moi. J'enlevai mes pieds. Cacha mon magazine et mon iPod, mais, il s'empara de ce dernier, regardant les chansons qu'il contenait.

— Oh! Une fan de rock ? Je ne pensais pas que tu étais dans ce style-là.
— Tu me pensais dans quel style ? Dis-je interrogatrice.

Il se releva et me fit un sourire avant de me balancer :

— Comme mon frère.
— Ton frère est stupide. Il a été carrément arrogant avec moi tantôt.
— Je sais, ne fais pas attention à lui. Il est borné. Il se la pète tout le temps.
— En plein ce que je pensais !

Il éclata d'un rire franc.

— Je tenais à me présenter officiellement à toi. Je suis Derek Marshall, déclara-t-il en me tendant la main.
— Merci à toi, moi, c'est Allie, mais appelle-moi Li. Je lui serrai également la main.
— Vote pour Li !
— Alors Derek, qu'est-ce qui te diffère de ton frère ?

Il hésita quelques secondes puis reprit.

— Il est sportif, moi, artistique. Je suis intelligent et lui, stupide. Il est le chouchou et moi, pas. Il est adopté et moi, pas.
— Il a été adopté ? J'arrivais difficilement à cacher mon étonnement.
— Tu ne t'en es pas rendu compte ?
— Non. Quand ça ?
— Il devait avoir entre onze ou douze ans.
— C'est pour ça qu'il me déteste ?
— Sûrement, quand il est arrivé, il a tout de suite pris ma place, il ne veut certainement pas que tu fasses la même chose.
— Mais je n'ai rien fait, m'insurgeais-je.
— C'est sa chambre que tu as, me dit-il avec un sourire espiègle. Tu as la plus grande chambre et la seule qui est munie d'une salle de bain personnelle.
— Je la lui redonne si ça peut lui donner un air moins bête.

Il ria, de plus belle.

— Je vais bien m'entendre avec toi, je le sens !
— Je crois aussi.

Nous parlâmes ainsi jusqu'à très tard dans la nuit ou plutôt jusqu'à ce que Marc arrive dans ma chambre en nous criant d'aller dormir puisqu'on troublait son sommeil, quel idiot !

— Bon, je te laisse, à demain.
— Merci, Derek, tu es génial.
— Je le sais, fais de beaux rêves.
— Toi aussi.
— Bonne nuit princesse, cria-t-il à l'intention de Marc.
— Va te faire foutre le frère, répliqua-t-il.

Il ferma doucement la porte, tout en me servant l'un de ses magnifiques sourires et j'allai me hisser dans mon lit. Si j'avais obtenu une famille complètement dingue, selon moi, Derek m'aiderait à surmonter le terrible ravin que la vie avait mis sur ma route. Je sentais qu'il serait toujours là pour moi et que nos idées se rejoignaient. Certes, mon c½ur était en miette, mais je trouvais en Derek un être sensible « les artistes sont des gens sensibles, voilà pourquoi je le voyais comme ça » en plus, d'être très sympathique. En plus, il m'avait juré, ne pas m'abandonner demain à l'école. Je m'endormis rongée par la quiétude. J'avais déjà commencé ma nouvelle vie et j'avais héritée de la maison de riche, de la chambre de princesse, c'était trop, il y avait un truc louche là-dedans. Et si demain, je me faisais éc½urer à cette nouvelle école ? Une sorte de vengeance que s'accordait la vie à tous les coups bas que j'avais si brillamment exécutée dans ma jeune existence.

Après plusieurs heures de questionnement, je réussis à m'endormir d'un sommeil agité. Les cauchemars se succédaient dans mon esprit en faisant référence à ma vie antérieure et aussi au futur, en l'occurrence, demain. Les terribles évènements des derniers mois étaient insupportables. Ce qui m'avait carrément achevée, c'était les petites scènes entrecoupées de ce qui pourrait se produire le lendemain. Je me réveillais en sueur à environ six heures du mat. J'allais prendre une douche bien chaude pour me calmer et je me préparai lentement. Les garçons, dénièrent à se lever vers les huit heures et je fus extrêmement gênée qu'ils me voient en pyjama et aussi de les voir en boxers. Pour eux, ça leur semblait tout ce qu'il y a de plus normal. Je pus remarquer, que tous deux étaient bien bâtis malgré le fait que Derek m'ait dit, qu'il n'était pas sportif.

J'allai dans ma chambre enfiler un chandail mauve et des vieilles Converses noires puis je montai quelques mèches de cheveux avec une pince. Je me regardai un instant dans le miroir et allai à la cuisine.

En préparant mon lunch, j'avais eu l'occasion de discuter encore avec Derek. Je le trouvais toujours aussi gentil.

— Alors, prête à affronter notre lycée ?
— J'irais me recoucher.
— Ce n'est pas si pire, dit-il avant du fourré une poignée de jambon dans son sandwich.

Les coups de klaxon donné par Marc depuis la voiture, nous coupèrent. Derek leva les yeux au ciel tout en poussant un long soupir, il continuait à préparer son lunch tout en ignorant les avertissements donnés par son frère. Pour ma part, je mis une veste noire et me précipita sur le siège arrière de son vieux Dodge. Histoire que Marc ne me déteste pas plus qu'il me haïssait déjà.

— Où est Derek ? Me dit-il d'un ton glacial, tandis que je me hissais sur la banquette arrière.
— Il n'a pas fini de se préparer, mais il arrive bientôt.
— La prochaine fois, je veux que vous soyez dans l'auto bien avant que moi j'y rentre. Sinon vous vous contenterez du bus.

Son ton réprobateur suffisait à me mettre hors de moi.

— Bon, OK ! Ça suffit, m'énervais-je. Si tu crois que je cherche à te voler ton rôle dans la famille, tu te trompes. Tout ce que je veux c'est avoir mes dix-huit ans et partir d'ici, m'énervais-je.
— Eh bien ! En ce moment, tu es chez moi et c'est moi qui fais la loi.

Je me calai dans mon siège, les bras croisés sur ma poitrine, imaginant le tuer dans ma tête. Ce petit insignifiant ne méritait pas que je réplique. Il n'allait certainement pas me faire chier la première journée d'école.

— Que se passe-t-il ici ? Dis Derek en entrant dans la voiture.
— Rien, décréta Marc.

Derek vint s'asseoir derrière avec moi. Je ne sais pas si c'était l'une des exigences de son frère ou parce qu'il tenait à s'asseoir avec moi, mais il était là, me murmurant à l'oreille de ne pas m'en faire avec son « Idiot de frère ». Dans un crissement de pneu, Marc démarra en route vers l'école. La route fut plutôt longue, Marc avait mis un CD de Lil Wayne, qui nous emmerdait Derek et moi. Lorsque nous fûmes dans le parking, il nous quitta pour retrouver sa bande d'amis super populaires. J'enviais la vie que menait Marc, tout ça ne faisait plus partie de moi désormais. Maintenant, je ne faisais que détester et envier ce groupe auquel, il y a un temps, j'appartenais. Même si je voulais faire partie de la gang la plus estimée du lycée, je savais que ce que je désirais le plus était de me faire des vrais amis, jamais plus je me contenterais de copains qui restent avec vous seulement pour une plus haute cote sociale.

— Tu es prête ? Me dit Derek tout en me lançant mon sac.

Je ne m'étais même pas aperçue que nous étions arrivés. Trop occupé avec mes pensées.

— Quoi ! Parce que j'ai le choix ? Dis-je en riant.
— Ce ne sera pas si pire et je serais là.
— Et je t'en remercie grandement.

Il m'aida à sortir de la voiture en poussant le banc à l'avant pour me laisser passer et en me tenant la main. Puis, il me guida à travers l'immense campus. Il était encore plus grand et impressionnant que celui que nous avions à Nashville. Tous les élèves me regardaient et pour la première fois, je détestais cela. Dans ma vie antérieure, j'aurais tué, pour avoir ne serait-ce qu'un seul regard, mais là, je me sentais, telle une bête de foire.

- Bienvenue à Seal Beach, lança Derek en voyant mon visage surpris.

Puis, il me reconduit à mon premier cours sachant que je me perdrais et que je ne désirais pas me retrouver seule.



-oOo-



Deuxième chapitre, j'espère qu'il vous a plût autant sinon plus que le premier. J'aimerais vous remerciez pour les commentaires reçus. Alors dans ce chapitre on en apprend un peu plus sur les personnages de la famille, j'espère que vous êtes tombé en amour avec le personnage de Derek, car il est ma défénition du gars parfait vous verrez dans les chapitres avenir. Pour ce qui est de Marc, il est plutôt tout le contraire. Attention, au prochain chapitre, je fais entrer en scène notre cher Ethan.

Si vous voulez avoir une idée des personnages, allez dans l'article du même nom = )

# Posted on Saturday, 25 July 2009 at 8:12 AM

Edited on Monday, 31 August 2009 at 10:33 AM